★ Sélection de la semaine — Mai 2026
« Mindset : la nouvelle psychologie du succès » : ce que Carol Dweck prouve sur la croyance en ses capacités
Psychologie · Motivation · Formation des enseignants
Carol Dweck est professeure de psychologie à Stanford. Depuis trente ans, elle étudie une question simple : pourquoi certains élèves s’effondrent face à l’échec pendant que d’autres s’en servent pour progresser ? Sa réponse tient en un concept : le mindset. Elle distingue le fixed mindset (l’intelligence est innée et immuable) du growth mindset (les capacités se développent par l’effort et la stratégie). Ce qui est décisif : ces états d’esprit ne sont pas figés. Ils sont appris, et peuvent être modifiés par les situations, les mots, la posture de l’enseignant.
Dweck a montré expérimentalement que féliciter un élève pour son intelligence renforce le fixed mindset : il évitera ensuite les tâches difficiles pour préserver cette image. Féliciter l’effort produit de meilleurs résultats sur le long terme. Surtout, un enseignant qui croit que certains élèves « ont la tête » et d’autres non installe sans le savoir un fixed mindset collectif dans sa classe. Ses attentes deviennent les croyances de ses élèves sur eux-mêmes.
Sélections précédentes — classiques, actuels et liens avec la Stivation
Sélection précédente — 31 mars 2026
« Groupes et apprentissages » : ce que Meirieu dit de la coopération entre pairs
Sans régulation ni cadre, la coopération entre pairs se réduit à une division du travail. Meirieu pose le problème que le CREAQ résout sur le terrain.
Lire l’article original (accès libre) →Semaine précédente — 22 mars 2026
Motivation and Personality : ce que Maslow dit vraiment sur l’apprentissage
Maslow montre qu’un être humain ne peut apprendre efficacement que si ses besoins fondamentaux sont satisfaits. Le besoin d’appartenance et de reconnaissance professionnelle conditionne toute performance durable. Le CREAQ répond précisément à ce besoin : l’encadreur ne juge pas, il accompagne.
Lire (accès libre) →Auteur clé — À lire absolument
Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur
Dans nos classes, on enseigne les mathématiques d’un côté, le français de l’autre, l’histoire ailleurs. L’élève accumule des savoirs sans voir le lien entre eux ni avec sa vie. Résultat : il décroche.
Morin pose une question simple : à quoi sert l’école si elle ne prépare pas à vivre ? Il montre que nos systèmes éducatifs souffrent d’un mal profond : ils séparent tout. Or on ne comprend une partie qu’en voyant le tout. Un élève qui apprend la géographie sans comprendre pourquoi les gens migrent n’apprend pas vraiment. Morin appelle ça relier. Relier les savoirs entre eux. Relier l’école à la vie.
Un enseignant qui prépare sa leçon peut se poser une seule question avant de commencer : est-ce que mes élèves vont comprendre pourquoi ils apprennent ça ? Si la réponse est non, la leçon est à revoir. Ce n’est pas une réforme de programme. C’est un changement de regard. Gratuit. Immédiat. Efficace.
Semaine précédente
L’apprentissage situé : apprendre en faisant, avec les autres
Lave et Wenger montrent que l’apprentissage le plus profond se produit dans des communautés de pratique — quand des novices apprennent aux côtés d’experts dans des situations réelles. C’est exactement ce que réalise le CREAQ.
Lire sur Érudit.org (accès libre) →Il y a deux semaines
La zone proximale de développement : ce que l’enfant ne peut faire qu’avec aide
Vygotski démontre que le véritable apprentissage se situe dans l’espace entre ce que l’élève peut faire seul et ce qu’il peut faire avec l’aide d’un pair plus compétent. Le CREAQ institutionnalise cet espace.
Lire sur Érudit →Il y a trois semaines
Le sentiment d’efficacité personnelle : croire en soi pour réussir
Bandura prouve que la croyance qu’un individu a en sa propre capacité à accomplir une tâche est le meilleur prédicteur de sa réussite — plus que l’intelligence ou le talent. Un enseignant encadré par ses pairs voit son efficacité personnelle augmenter.
Lire sur OpenEdition.org (accès libre) →Il y a quatre semaines
Le modèle allostérique : apprendre c’est transformer ses conceptions
Giordan montre que l’apprenant n’est pas une page blanche. Il arrive avec des conceptions préalables. Le véritable apprentissage consiste à transformer ces conceptions, pas à les ignorer. Un défi pour tout enseignant africain.
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